mercredi 12 novembre 2014

à la mémoire d'Ayotzinapa: poémes

http://fuegodelfuego.blogspot.fr/2014/11/en-memoria-de-ayotzinapa-un-poema-de.html



Asesino 
Por José Manuel Torres Funes 
En memoria de Ayotzinapa 

El sacrificio fueron ellos
que se desprendían de los brazos de los otros
como cenizas de papel al viento
solo para regresar una y otra vez al fuego

Y sus ojos, rojos de llamas
eran los suyos
de la arena que había sustituido su sangre
del estiércol que había sustituido su carne

La muerte era bien su madre
su cuerpo con el de los otros seres que observaban
el desenlace del horror
se religó dentro la gruesa espesura
mezcolanza suprema y singular que hace de todos,
Uno
se introdujo en el fuego
se inclinó y lo tomó entre sus manos
el fuego como si fuera un pájaro herido
y encendió las antorchas que se siembran
en la patria arada sobre la tierra de los huesos

(Marsella, 2014)



Ils furent le sacrifice, eux qui
se détachaient des bras amis
en cendres de papier au vent
qui n'avaient trêve de venir
affronter la fournaise aveugle

Et ces yeux rougeoyants de flammes
étaient les leurs et ceux du sable
en quoi s'était changé leur sang
les leurs et ceux des fanges
à quoi se résumait leur chair

La mort était leur mère
son corps et celui des perdus qui contemplaient
cet épilogue de l'horreur
s’aggloméra dans la forte épaisseur
mixture suprême et singulière ayant fait des atomes
Un seul
elle s'introduisit dans l'ardeur
s'agenouilla et sentit sous ses doigts le feu
palpitant comme un simple oiseau blessé
puis elle incendia ces flambeaux que l'on essaime
au gré de la grande patrie labourée
sur une terre emplie d'os

(Marseille, 2014)


Texte de José Manuel Torres Funes
Traduction de Laurent Bouisset
Tableaux de Vladimir Veličković

dimanche 26 octobre 2014

Dans la presse française cette semaine

Avec le reportage édifiant cette semaine sur Arte où sont clairement démontrées les liens entre les narco-trafiquants et le terrorisme en particulier au Liban et la manière dont les banques en particulier HSBC, blanchissent l'argent du narco trafic (pour la première fois en France on a utilisé le terme"narcoterrorisme")

Et puis l'indignation gagne l'international suite à la découverte de nouveaux charniers et à la disparition de 43 étudiants disparus fin septembre à Iguala près de Mexico DF enlevés par la police locale  avec la complicité du maire et de sa femme (en fuite) et soupçonnés d'avoir livrés ces jeunes au narco-trafiquants toujours en recherche de "main d'oeuvre"

Dans le Monde du 16 octobre 2014


Dans le Télégramme du 17 octobre 2014


Plus d'infos:

  • Le figaro.fr le 1er octobre


VIDEO. Deux criminels avouent avoir tué 17 des 43 étudiants. 


  • I télé le 21 octobre 2014

"Les 43 étudiants sont morts", a affirmé le prêtre Alejandro Solalinde
 "Les étudiants ont été tués et brûlés vifs. Parmi les corps sans vie des étudiants, se trouvaient des jeunes toujours en vie qui étaient uniquement blessés. J’aimerais qu’on démontre que je me trompe. Malheureusement ce ne sera pas le cas. Je me suis entretenu à plusieurs reprises avec des témoins qui ont assisté à la scène et qui ont réussi à s’enfuir», a-t-il déclaré à la presse mexicaine. 

  • Courrier international 21 octobre

"Solalinde accuse l'Etat d'avoir fait disparaître les jeunes", titrait El Universal le 18 octobre, au lendemain des déclarations de Solalinde. Ce dernier a en effet rapporté que, selon ses témoins, "les jeunes ont été séquestrés par des agents de l'Etat et qu'en aucune manière il ne s'agit d'une action du crime organisé, comme on a voulu le faire croire", relate le quotidien La Jornada.
 
Dessin d'Arend, Pays-Bas.
  • Dans le Monde depuis le 4 octobre

  • Le Monde le 22 octobre


  • le point du 22 octobre: vidéos


  • TF1 news le 23 octobre


  • la presse canadienne le 25 octobre



  • le monde le 26 octobre
la protestation tourne au pillage
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/10/26/etudiants-disparus-la-protestation-tourne-au-pillage-au-mexique_4512550_3222.html




une des manifestations à Mexico Df
source: 
Desinformémonos

jeudi 30 janvier 2014

De nouvelles expositions!!

Complément d'enquête jeudi 30 janvier 2014 à 22h20 sur France 2

RACKET, ENLÈVEMENT, AFFAIRE DASSAULT : LES RICHES PRIS POUR CIBLE
C’est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les riches. 
Reportage au Mexique sur ces familles françaises fortunées qui vivent dans la crainte de se faire enlever. Comment les expatriés se protègent-ils contre les menaces? 
Voyages d’affaire en hélicoptère, gilets pare-balles, escortes en voitures blindées, plongée dans un pays où il ne fait pas bon être riche.

Broder pour la paix participe au salon de l’Aiguille en fête 
sur l’espace N° 13 de Fiber Art Fever !
 Parce des expositions
Hall 6
Porte de Versailles
Paris

    Festival pour la paix en Colombie : Mémoire et Justice sociale
Les 14, 15 et 16 février

Une trentaine de mouchoirs de broder pour la paix seront exposés et présentés par Georgina Moreno, mexicaine résidant en France ainsi que quelques brodeuses
L’occasion de lui poser vos questions sur la situation au Mexique…
Cet événement est un espace de dialogue et de participation
qui ne cherche pas à privilégier aucun courant politique.

Diverses propositions sur le sujet proposition de la paix, 
autour des thématiques suivantes :
La construction de la mémoire
La construction de la justice sociale
Intervenants, artistes etc…

Pour cette expo on a besoin d'aide!
merci de nous contacter au courriel: broderpourlapaix@gmail.com

La maison de l’Arbre
9, rue François Debergue
93 100 Montreuil
M° Croix de Chavaux




dimanche 26 janvier 2014

Poésie de Nadia Esteba de Sigean

D’UN MOT, L’OSER
Herbes folles que rien ne dompte
Filmer, sculpter, tagger,
Fleurs sur les murs de la honte ;
Rendre conscientes les beautés
Que nous offre le jour sur la terre. 
Broder sur des mouchoirs blancs
De tous côtés, d’îles en continents
Chantons contre les guerres
Slamons, osons prendre la parole
Tourbillonnez en farandoles
Dans les ruelles, les cours d’école.
Sur la route de la vie on ne passe qu'une fois
Gardons l'espoir et la foi
Pourquoi les hommes ont tant de haine?
Ils se battent et se jalousent tels des hyènes
Pas d'amour aujourd'hui ?
Mais ces vers je te parie
Feront éclore des lueurs
Dans la splendeur qui désenchaîne
A la volée, semons en  les graines
Sur la route de la vie on ne passe qu'une fois
Gardons l'espoir et la foi
Ensemble, colorons une grande toile
Gommons tout ce qui fait malaise
Ne laissons pas mourir les braises
Du feu dansant de l'amour.
Sous les ténèbres évanouies,
De fil en aiguille en écho,
  Rejailliront toutes les étoiles
Chemins de sable et  de pierres
Forêts, mers ou  rivières
Papillons éperdus, mille oiseaux
L'immensité des rives infinies,
Une fois levés tous les voiles.
Sur la route de la vie on ne passe qu'une fois
Gardons l'espoir et la foi 
En paillettes sur la piste,
Nous serons tous des artistes
Chassons les spectres hideux de la peur
Puisque nous avons du cœur,
Hardi, Enfants, en ribambelles ,
 Dans une liesse éternelle
Parfum retrouvé des prairies
Faisons de la musique du bruit
Par les guitares, couvrons  les peurs
Rêvons aux siècles du bonheur
Sur les cordes tendues du Temps
Vite, disons là- haut nos volontés
D'autres prendront la relève
Sur la route de la vie on ne passe qu'une fois
Gardons l'espoir et la foi

Nadia ESTEBA
11130 SIGEAN

vendredi 27 décembre 2013

prochaine exposition

Du 6 au 9 février 2014
Notre association Fiber Art Fever! exposera au salon l'aiguille en fête, porte de Versailles à Paris
http://www.aiguille-en-fete.com

Nous y présenterons des mouchoirs afin d'inviter de nouveau les brodeurs de toute la France 
à se joindre à nous
venez nombreux!

Broder pour la Paix on continue!

Depuis le changement de pouvoir au Mexique (1er décembre 2012) rien n'a changé.. les chiffres ont même empirés
Continuons de broder puisque la violence n'a pas cessé
Pour ne pas abandonner les mexicains à leur triste sort dont l'Europe est en partie responsable pour sa consommation de drogue
pour que tous ces morts et tous ces disparus ne sombrent pas dans l'oubli
bien que personnellement j'ai de plus en plus de mal à assister, impuissante à toutes cette violence à travers les annonces quotidiennes d'assassinats et de disparitions que je n'arrive plus à partager avec vous
trop c'est trop!
Même si les mouchoirs n'arrivent pas toujours à destination, l'important est de continuer d'en parler avec nos aiguilles

Broder pour la Paix c'est:
Donner un nom aux personnes disparues depuis 2006 victimes du narco terrorisme et du grand banditisme
entre 2006 et 2012 plus de 90 000 personnes ont été assassinées, plus de 26 000 ont officiellement disparus, et plus de 120 000 personnes ont dus se déplacer

Depuis un an
plus de 19 000 assassinats ont été répertoriés

Demandez votre "cas" à broder
broderpourlapaix@gmail.com

http://periodicodigital.com.mx/notas/por_que_seguir_bordando_por_la_paz#.UrxqAn4z3lw

¿Por qué seguir bordando por la paz?‏

María Aranzazú Ayala26/12/2013 11:28:48
¿Por qué seguir bordando por la paz?‏¿Por qué seguir bordando por la paz?‏
Bordados por la Paz da nombre y presencia a cada uno de los muertos y desaparecidos de la violencia en México
Fotografía: Agencia Enfoque
Puebla, México.- Seguir con la labor que comenzó en 2011, uno de los años más fuertes para la violencia en México y sobre todo de la guerra que el ex presidente Felipe Calderón le declaró al crimen organizado, ha sido difícil. Lo que inició como un memorial ciudadano que iba a ser expuesto en el zócalo de la Ciudad de México el 1 de diciembre de 2012, día del cambio de administración federal, se convirtió en una labor constante, un trabajo de resistencia y de reconstrucción del tejido social.
El movimiento Bordados por la Paz da nombre y presencia física a cada uno de los muertos y desaparecidos de la violencia en México: en pañuelos blancos, símbolo de despedida, se bordan con hilo rojo los asesinados y con hilo verde de los que no se sabe dónde están.
Algunos se han desanimado en ocasiones, sintiéndose desbordados por la violencia. Paty, de Broder Pour la Paix, de Francia, dice que al ver todo el tiempo fotos y fotos de personas desaparecidas se siente como si no pudiera cambiar las cosas, como si bordar o cualquier cosa “parece casi inútil frente a la fuerza de esta ola de violencia”.

El memorial
El 1 de diciembre de 2012 se expusieron cientos de pañuelos en tendederos a lo largo de la banqueta frente al Palacio de Bellas Artes, afuera del Museo de la Memoria y Tolerancia. Justo en ese punto se dieron los enfrentamientos entre las fuerzas de seguridad pública capitalinas y los manifestantes, donde hubo infiltrados —documentados por medios y ciudadanos de a pie que estuvieron presentes— que incitaron a la violencia.
Aunque los pañuelos tuvieron que ser arrancados y resguardados dentro del patio del Museo —donde varios bordadores de varias partes de México e incluso de Argentina se quedaron encerrados— los colectivos han seguido con la labor.
“A veces las cosas que lanza uno se hacen más fuertes que lo que deseamos y siguen por su propio camino”, dice Paty, quien aunque ya iba a dejar de bordar participará en una feria en febrero en París y expondrá varios pañuelos. “Porque más que los pañuelos, el acto de bordar para México se me hace muy importante para dar a conocer aquí esta situación (…), porque el acto de bordar es un acto de paz y pacificación”.

La resistencia
Alberto, de Bordados por la Paz Puebla, dice que la importancia de seguir con los bordados, poco más de un año después del 1 de diciembre cuando las manifestaciones contra la toma de posesión de Enrique Peña Nieto y la criminalización de la protesta social arrancaron el memorial ciudadano de hilo y aguja, es que la situación de la inseguridad en México no ha mejorado.
“Me parece que como sociedad nos estamos acostumbrando a vivir entre la violencia. Asumimos las agresiones como algo inherente a nuestro tiempo. Y en la acción de bordar y mostrar con nombre y apellido a las víctimas de la violencia hacemos un contrapeso al olvido colectivo y a la distancia que solemos poner con respecto a los problemas para no sentirlos como propios”. Y eso es precisamente la esencia del movimiento, lo que impulsa a Alberto a seguir con los hilos y agujas, la no normalización de la violencia, el no aceptar como normal ni cotidiano asesinatos y desapariciones cometidas en la impunidad, con toda crueldad, tanto por el crimen organizado como por elementos del propio Estado.
Gabriela, otra de las decenas de bordadores que se han sumado en varias partes del mundo, dice que es para seguir manifestando la realidad que se vive en el país. Ella considera que su grupo de bordados han perdido un poco de vista el ciclo, sin saber claramente los propósitos concretos, pero que incluso así hay razones muy fuertes para continuar con la tarea de bordar, pues “la violencia en todas sus formas sigue presente y parece ser que no hay como contenerla”.
Rosa, artista y bordadora, dice que hay que seguir denunciando pacíficamente lo que pasa en México, donde la criminalidad y la violencia no han disminuido, y porque hay que seguir trabajando para recuperar el tejido social. “Al bordar se establecen lazos entre desconocidos, más allá de las fronteras, y al hacerlo en plazas públicas se visibiliza la situación sin atentar a la paz pública”.
Es importante no perder de vista más de dos años de labor colectiva. Como dice Paty, “si dejo de invitar la gente a bordar ahora, se me hace que todo lo que hicimos antes no sirve, como si hubiera sido un fracaso y eso no puedo aceptarlo”.

jeudi 14 novembre 2013

bad news...

Nous avions envoyés 80 mouchoirs brodés au Mexique début octobre
Ceux -çi ont été confisqués au porteur lors d'un contrôle de routine à la douane
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sans plus de commentaires
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http://nuestraaparenterendicion.com/index.php/estamos-haciendo/nar-america/puerto-rico/item/2061-bordados-por-la-paz-francia-y-puerto-rico

BORDADOS POR LA PAZ: FRANCIA Y PUERTO RICO

Bordados Por la Paz: Francia y Puerto RicoBORDADOS PUERTO RICO
El extraño caso de los pañuelos por la paz bordados en Francia y confiscados  misteriosamente en la aduana de San Antonio, Texas, nos tiene perplejos. Son ochenta obras de arte que desde octubre del 2012 bordaron  en Quimper y Pont L'abbé -al norte de Francia-, en París y en otras ciudades francesas. Ochenta obras de arte que denuncian los asesinatos y desapariciones que se viven a diario en el territorio mexicano y que los tejanos no permitieron que llegaran a México.
Paty Vilo, una artista textil que vivió en Guadalajara varios años y está radicada en  Bretaña, introdujo la idea de bordar por la paz de México a través de su grupo Fiberartfever Art Textile, que cuenta con más mil miembros. Como en esa región de Francia -que linda con el Canal de La Mancha- existe una importante tradición de labores de la aguja, comenzaron a hacer maravillas. El invierno pasado, lanzó la convocatoria a través de facebook.com/fiberartfever y más bordadoras de otras regiones del país se sumaron a la iniciativa. En Francia ya se han creado cerca de cuatrocientos pañuelos por la paz.
Cuando Paty Vilo se enteró que un viajero iba a pasar por su ciudad, le pidió que llevara algunos de los pañuelos solidarios a México. Desgraciadamente el joven hizo escala en San Antonio, en cuyo aeropuerto se los confiscaron, tras una inspección por parte de las autoridades de migración.
La situación se complicó cuando las autoridades migratorias lo interrogaron acerca del origen, destino y objetivo de los pañuelos. Dado que no podía arriesgarse a perder el vuelo a México, ni sus visas de trabajo, aceptó que las autoridades le incautaran los ochenta pañuelos. Tenía que tomar el avión. En Texas se quedó así el trabajo de docenas de mujeres francesas que se solidarizaron con las víctimas de la violencia de México y la denuncian a través de sus manos generosas.
Tres de ellas, Véronique, Annie y Nathalie tras la rabia y la tristeza por la injusta pérdida de su trabajo (no es ilegal viajar con bordados, no se trata de alimentos ni de líquidos) reaccionaron optimistas en la red: “no nos dejemos desmoralizar”, “comenzaremos de nuevo”.
Y ese no dejarse desmoralizar se ha vivido en los mismos días en San Juan de Puerto Rico. Tras muchos esfuerzos por mostrar los Bordados por la Paz en plazas púbicas y espacios semiprivados que no llegaron a buen puerto, el 13 de noviembre de 2013, Día de Concienciación Contra los Crímenes de Odio se invitó al colectivo Bordados por la Paz - Puerto Rico, a la Plaza de Armas de San Juan, donde se les ofreció una mesa bajo una una carpa oficial, para que colgaran sus pañuelos.
Asistieron al acto vecinos de San Juan, miembros de la comunidad LGBTT y sus familiares, y representantes religiosos. La alcaldesa Carmen Yulín Cruz reconoció además la labor de varios lideres de la comunidad que trabajan por la equidad.
A raíz de esto, los Pañuelos por la Paz –donde se bordan casos de México, y de violencia doméstica y crímenes de odio del país-,  van a seguir circulando en otras actividades de la capital. Mientras en lugares comoSan Antonio, Texas se establece un atentado contra la libertad de expresión; en la isla de Puerto Rico, la denuncia contra los asesinos sigue circulando.  Y en Francia, las aguerridas bretonas no se dejan amedrentar y seguirán bordando por la paz.